Communication digitale, start-up et écologie

Rencontre avec Florian Principale, chargé de communication digitale chez Vaovert (première plateforme d’hébergements eco-responsables en France)

Quel est ton parcours ?

A la base je souhaitais être journaliste, j’ai toujours eu une fibre rédactionnelle importante. J’ai commencé par une licence Langues Étrangères Appliquées à l’Université de Bourgogne ; l’apprentissage des langues m’intéressait et il y avait quand même une partie des cours axée sur la communication. Cela m’a permis de me rendre compte que j’aimais le côté créatif et vivant qu’apportait la communication, j’ai donc décidé de continuer en Master « Stratégie de communication internationale » (MASCI).
L’avantage était d’avoir de la pratique : j’ai commencé par un stage dans le service public  à la DRAC (Direction Générale des Affaires Culturelles) de Bourgogne et à la Préfecture. Il y avait également une Junior Agence interne au Master, ce qui a été un réel atout pour être immergé dans de vrais briefs et de vrais projets !
J’ai ensuite fait un stage en agence de communication, qui avait en grande majorité des clients issus du monde de l’immobilier, en tant que Community Manager. J’ai pu par la suite continuer chez eux en CDD, puis j’ai rejoint le groupe Proteor en tant qu’attaché de communication pendant un peu plus d’an. Et me voilà actuellement chargé de la communication dans la start-up Vaovert !

En quoi consiste ton travail chez Vaovert ?

Je suis le Chargé de Communication Digitale et j’interviens aussi sur la communication globale de la start-up. Ce qui est génial avec une toute jeune entreprise c’est que tout est à créer : supports de présentation, dossiers de presse, etc.
Une grosse partie de mon rôle est la gestion des réseaux sociaux, qui sont indispensables à notre activité. Je gère donc notre page Facebook et notre page Instagram, avec la création de nos premières campagnes et le développement de notre communauté. Nous ne sommes pas sur Twitter pour l’instant, mais c’est totalement assumé ! On ne ferait pas plus de contenu différent sur ce réseau, qui à mon sens est plus axé influenceurs et presse. Il faut vraiment en maitriser les codes et actuellement ce n’est pas pertinent pour nous.
Dans le digital toujours, il y a l’alimentation de notre site web et de notre blog, en lien avec la recherche de partenariats pour développer l’offre sur le site.

C’est une très jeune entreprise, quels sont les challenges et les objectifs pour son développement ?

On est sur deux tableaux aujourd’hui, d’un côté la partie « partenariats » : développer la partie plus commerciale avec la recherche de nouveaux hébergements, pour enrichir notre offre. Et en parallèle développer notre communauté d’utilisateurs, nos éco-voyageurs, ce qui est plus lié à mon rôle.
Notre site web a été lancé au courant de l’été, donc arrivé en cours de haute saison, on est un peu passé à côté de la saison estivale, mais cela nous a permis de faire des tests et d’avoir les premiers retours d’expériences et corrections de bug. Ça nous fait donc une bonne base de travail pour les prochaines saisons.

Vaovert a un site web, mais également un blog, et vous avez été à l’initiative du World Clean up Day à Dijon. Quelle est la valeur ajoutée de ce type de contenus et d’actions ?

Ce « slow content » a bien sûr une valeur ajoutée, mieux vaut faire un peu moins de contenu mais qui soit de qualité, sinon on risque de blaser notre auditoire. Notre philosophie n’est donc pas de faire du contenu à tout prix, mais plutôt de donner de l’intérêt à notre action et de partager des bonnes pratiques. Les voyages n’étant en général pas quelque chose que l’on fait en permanence, le but est que l’on devienne plus globalement un « compagnon de vie » écologique, et que les gens pensent à nous quand ils pensent vacances !

En quelques mois d’existence de la plateforme, le retour d’expérience du public est-elle positive ?

On a pour l’instant un très bon retour, on se rend compte que le public était très demandeur d’une plateforme de ce type, notre communauté grandit donc assez rapidement et on a la chance d’être pour l’instant sans concurrence directe. On a également l’avantage d’avoir pris le virage du digital en cours ; contrairement à une entreprise déjà bien installée qui doit s’adapter aux nouvelles pratiques, on est tombés directement dedans.
Personnellement je suis très motivé par mes missions, pour l’instant les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas ! Les choses bougent vite et nous avons fréquemment de nouveaux interlocuteurs, de nouveaux projets à mettre en place. Bien sûr le côté start-up fait que l’avenir est incertain, mais en tout cas pour l’instant nous sommes dans un mouvement positif !

As-tu déjà perçu des changements ou évolutions dans ton métier ?

L’évolution des réseaux sociaux est constante et rapide, il y a un déplacement de la démographie des réseaux sociaux. Je n’aurais pas pu imaginer il y a 5 ans que mes parents soient sur Facebook ! Et de nouvelles plateformes arrivent et attirent de nouveaux publics. Mais cela dit je ne pense pas que ce soit la fin pour Facebook, comme on peut l’entendre souvent. Bien sûr il sera peut-être plus difficile d’y atteindre certaines tranches d’âge, mais ce réseau a pris une telle importance au quotidien que même si le réseau tel que nous le connaissons disparait, quelque chose le remplacera.
Mais selon moi la problématique sera toujours la même : comment concilier la présence des individus et des marques sur un même réseau ?

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